Rio de Janeiro
Le poids des inégalités
Aujourd’hui, Rio de Janeiro est la deuxième plus grande ville du pays (après São Paulo), sur le plan économique comme démographique. Elle représente environ 10% du PIB brésilien et sur le possède 6,1 millions d’habitants intra-muros, auxquels s’ajoutent 11, 35 millions vivant dans l’aire urbaine. La population est très hétérogène et constitue une véritable mosaïque ethnique. Malgré une apparente inexistence du racisme, qui est interdit et condamné par la Constitution brésilienne, les inégalités raciales sont présentes et un ordre hiérarchique implicite entre les différents groupes raciaux semble être établi. Ces inégalités raciales sont renforcées par des inégalités économiques et sociales.
Plus de 10% de la population Carioca vit dans des favelas (bidonvilles). Ce sont des habitations composées de matériaux récupérés dans des dépôts d’ordure et installées sur les pentes escarpées des collines. C’est dans 680 favelas que vit la population la plus défavorisée de Rio. Les conditions sont très précaires : peu d’accès à l’eau et à l’électricité, insalubrité extrême et insécurité. De nombreux accidents ont lieu. De fortes précipitations très fréquentes durant les mois d’été engendrent l’effondrement et le glissement de blocs entiers. Dans la plupart du temps, il règne dans ces quartiers une violence extrême ; la drogue et les armes circulent librement, les conflits entre trafiquants et policiers ont souvent des conséquences dramatiques pour les populations vulnérables. La Baixada Fluminense, zone située à proximité de la ville de Rio, souffre le plus souvent de problèmes semblables, avec une précarisation accrue des conditions de vie de ses populations. Dans ces circonstances, il est très difficile d’assurer un suivi physique et psychologique aux enfants pauvres traités dans les hôpitaux publiques de la ville.
Les organisations non gouvernementales de Rio qui se penchent sur les enjeux de la santé des enfants les plus défavorisés font donc un travail remarquable, en essayant activement de pallier le manque d’infrastructures publiques en offrant aux enfants malades et à leurs familles un suivi continu dans les mois voire les années succédant leur sortie des hôpitaux. Nous vous invitons donc fortement à les connaître et à les aider à continuer leur action !